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Facebook : quand la liberté d’expression du salarié empiète sur le lieu de travail PDF Imprimer Envoyer

(Tribunal correctionnel de Paris, 17ème chambre, 17 janvier 2012)

 

Le 17 janvier 2012, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré un salarié coupable du délit d’injure publique envers un particulier. En l’espèce, un salarié avait posté sur le mur Facebook de son syndicat des propos injurieux envers sa société et sa supérieure hiérarchique. Selon le tribunal, tous les éléments constitutifs de ce délit sont réunis : des propos injurieux envers une personne identifiée, une intention coupable et un élément de publicité.

 

Les expressions incriminées excèdent les limites de la critique admissible y compris lorsqu’elle s’exerce dans un cadre syndical par l’utilisation de mots ou de termes insultants ou injurieux voire vexatoires démontrant l’intention de nuire et portant clairement atteinte à la dignité des personnes.

 

Le salarié a été condamné à une peine d’amende de 500€ avec sursis et à verser 1€ symbolique à la société et à sa supérieure en réparation du préjudice moral subi. L’affichage de la condamnation sur le panneau syndical au sein de la société a également été ordonné. Même en dehors de son temps et de son lieu de travail, un salarié ne peut dénigrer impunément son employeur !