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Dénigrer sa hiérarchie sur Facebook peut être risqué ! PDF Imprimer Envoyer

Deux salariés discutent de chez elles, un samedi après-midi, sur Facebook avec 11 « amis », évoquant sur un ton ironique de très désagréables projets à l’encontre de leur DRH ; elles sont licenciées pour faute grave, un « ami » ayant transmis une copie d’écran à l’employeur.

 

La question dans cette affaire consistait à savoir si l’employeur pouvait, sans violer le droit au respect de la vie privée, utiliser la page mentionnant les propos litigieux pour fonder le licenciement.

 

Le juge répond par l’affirmative. Bien que les propos aient été tenus en dehors du temps de travail, aucune atteinte au droit au respect de la vie privée n’a été retenue. L’accès à la page concernée, ouvert non seulement aux « amis » mais aussi aux « amis d’amis », qui peuvent être de parfaits inconnus, dépassait en effet la sphère privée, ce qui permettait à l’employeur de se prévaloir des conversations litigieuses à l’appui des licenciements.

 

Quand on sait qu’au sein des réseaux sociaux, où toute hiérarchie semble abolie, 55 % des « amis » sont des collègues et 16 % un supérieur hiérarchique, chacun prend conscience que la frontière entre espace privé et espace public apparaît de plus en plus mince…

 

(Source : CPH Boulogne-Billancourt, 19 novembre 2010, no 09/00316, no09/00343)