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Membres du comité d’entreprise européen : vous pouvez maintenant |
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Depuis la directive 94/45/CE du 22 septembre 1994 (transposée par la France en 1996), la mise en place d’une procédure de consultation des travailleurs sur les questions à caractère transnational est obligatoire dans les entreprises et les groupes d’entreprise de dimension communautaire. Un comité d’entreprise européen (CEE) doit alors être mis en place dans les entreprises ou groupes qui emploient au moins 1000 salariés dans l’espace communautaire, et qui disposent d’au moins 2 établissements de 150 salariés et plus dans 2 Etats membres de la Communauté européenne. Une autre directive sur le CEE adoptée le 6 mai 2009, devait initialement être transposée en droit français avant la date limite du 5 juin 2011.
C’est donc avec plusieurs mois de retard que le gouvernement vient de transposer dans le Code du travail (ordonnance n°2011-1328), cette dernière directive de 2009. L’ordonnance révise les règles applicables au comité d’entreprise européen.
Le texte vise ainsi à améliorer le droit à l’information et à la consultation des travailleurs dans les entreprises ou groupes de dimension communautaire. Il précise notamment les notions d’information et de consultation du CEE, l’articulation avec les autres instances représentatives du personnel ou encore les modalités de sa constitution.
Le texte permet aussi aux membres du CEE de bénéficier, pour l’exercice de leurs fonctions, de formations sans perte de salaire (art. L.2342-10-2 du Code du travail). Ces derniers peuvent alors se former sans faire usage d’heures de délégation. Il convient maintenant d’attendre les décrets d’application, pour connaitre des modalités d’exécution de ces stages de formation (et surtout qui aura la charge des frais de formation).
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