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La loi Cherpion du 28 juillet 2011 comporte des dispositions visant à encadrer les stages en entreprise.
Pour parer aux stages de complaisance, la loi prévoit que les stages « ne peuvent avoir pour objet l’exécution d’une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent de l’entreprise ».
La durée du ou des stages effectués par un même stagiaire dans une même entreprise ne peut excéder six mois par année d’enseignement. Deux dérogations sont prévues : l’une au bénéfice des stagiaires qui interrompent momentanément leur formation pour exercer des activités visant exclusivement l’acquisition de compétences en lien avec cette formation, l’autre pour les stages prévus dans le cadre d’un cursus pluriannuel de l’enseignement supérieur.
Cette loi prévoit également que les stagiaires ont désormais accès aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise.
De plus, le comité d’entreprise doit désormais être informé du nombre de stagiaires et des conditions d’accueil : information trimestrielle dans les entreprises de plus de 300 salariés, annuelle dans les entreprises de moins de 300 salariés, via le rapport annuel unique.
Enfin, en cas d’embauche dans l’entreprise dans les trois mois suivant l’issue du stage (et non plus à l’issue du stage), la durée du stage est déduite de la période d’essai, sans que cela ait pour effet de réduire la période d’essai de plus de la moitié, sauf accord collectif plus favorable.
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