| Contre-visite patronale pendant un arrêt de travail : soyez présents ! |
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Afin de renforcer la lutte contre les arrêts de travail dits de complaisance, une nouvelle procédure de suspension du versement des indemnités journalières (IJ) a été créée par le décret du 24 août dernier.
Désormais lorsque le médecin, mandaté par l’employeur, conclut à l’absence de justification de l’arrêt de travail ou fait état de l’impossibilité de procéder à l’examen de l’assuré, il doit transmettre dans les 48 heures ses conclusions au service du contrôle médical de la caisse.
A réception de ce document, le service du contrôle médical de la Sécurité sociale dispose alors de 2 possibilités : - Demander à la caisse de suspendre le versement des IJ. Le salarié dispose alors d’un délai de 10 jours francs à compter de la notification de la décision de suspension des indemnités journalières pour demander à la caisse de sécurité sociale dont il relève un examen de sa situation par le médecin-conseil. Ce dernier doit se prononcer dans un délai de 4 jours francs à compter de la saisine du salarié (nouvel article D. 315-4 du code de la Sécurité sociale). - Procéder à un nouvel examen de la situation de l’assuré. Ce nouvel examen est de droit si le rapport a fait état de l’impossibilité de procéder à l’examen de l’assuré.
Ce décret prévoit également que, lorsqu’une interruption de travail intervient dans un délai de 10 jours francs à compter d’une décision de suspension des indemnités journalières, le versement de ces indemnités est subordonné à l’avis du service du contrôle médical qui doit être rendu dans un délai de 4 jours francs à compter de la date de réception de l’avis d’arrêt de travail (nouvel article D. 323-4 du code de la Sécurité sociale). Ce décret renforce les pouvoirs de la Sécurité sociale concernant la suppression des indemnités journalières. Nous vous conseillons d’être vigilants à ce sujet. |


