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ÉDITO

La réforme de la formation professionnelle : une continuité logique ?

Vous le savez sans doute : les ordonnances du 22 septembre 2017 sont venues réformer en profondeur notre Code du travail avec un but sous-jacent : préparer la France à la transformation numérique en cours en flexibilisant le marché de l’emploi. Cette évolution législative n’était cependant que l’acte premier d’une pièce plus longue qui se joue actuellement.

La réforme de la formation professionnelle est le deuxième acte de cette réforme, elle vise à préparer les transformations sociétales de demain. En effet, avec la robotisation, l’apparition de l’intelligence artificielle et la numérisation des entreprises, il est estimé que plus de dix millions de salariés perdront leur emploi dans les vingt prochaines années en France. Les plus impactés seront logiquement les personnels les moins qualifiés. Par exemple, à l’heure actuelle, il y a environ 400 000 chauffeurs poids lourds en France ; quand les camions autonomes seront opérationnels, les entreprises se sépareront de ces employés : on assistera donc à un exode massif de ces derniers sur le marché de l’emploi.

Que deviendront-ils ? C’est le but de la réforme de la formation professionnelle de répondre à cette question majeure : permettre à tout un chacun, et plus particulièrement aux salariés non diplômés, de se former sur les nouveaux métiers afin d’éviter la crise sociale annoncée de demain.

L’acte III de cette évolution se traduira par la réforme de l’assurance chômage : ce sera la flexibilisation finale du marché de l’emploi qui favorisera les transferts naturels de salariés entre entreprises et les démissions. L’acte IV, sera quant à lui, si le gouvernement y parvient, la réforme en profondeur de notre système de retraite par répartition… Affaire à suivre !

Victor PINNA

LES ARTICLES ET DOSSIER DU MOIS

Le recours au télétravail depuis les ordonnances Macron est-il réellement simplifié ?

  • La volonté du Gouvernement
  • La mise en place du télétravail
  • Le contenu de l’accord collectif ou de la charte
  • Les avantages et les inconvénients du télétravail
  • Les droits du télétravailleur

Le CHSCT peut recourir à une expertise dans le cadre d’un projet important même si celui-ci a déjà commencé à être mis en œuvre par l’employeur


EN BREF

Focus sur les jours fériés


FLASH JURISPRUDENCE

  • En l’absence de dispense, la renonciation à la clause de non-concurrence pendant le préavis est valable
    (Chambre Sociale, 21 mars 2018 n° 16-21.021)
  • Dans le cadre de la consultation annuelle sur les orientations stratégiques, à défaut de BDES, le Comité d’entreprise n’est pas soumis aux délais préfix posés par le Code du travail
    (Chambre sociale, 28 mars 2018 n° 17-13.081)
  • Le délai de contestation du coût prévisionnel dans le cadre du recours à un expert CHSCT, court à compter de la notification du devis à l’employeur
    (Chambre Sociale, 28 mars 2018, n° 16-28.561)
 

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